Communiqués > Records de ventes attendus sur le marché immobilier résidentiel du Québec en 2018 et en 2019

Bilan 2018 et prévisions 2019 de la FCIQ

L’Île-des-Sœurs, le 20 novembre 2018 – La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) a présenté son bilan 2018 et dévoilé ses perspectives 2019 pour le marché immobilier résidentiel du Québec, lors de la 8e édition de sa conférence annuelle Fenêtre sur le marché, présentée en collaboration avec Desjardins.

Portrait du Québec en 2018

 Alors que le marché immobilier résidentiel québécois connaissait déjà un record de ventes en 2017, celui-ci sera fracassé en 2018, avec des ventes franchissant le cap des 86 000 transactions enregistrées par l’intermédiaire du système Centris. Toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) de la province, à l’exception de celle de Trois-Rivières, sont effectivement en voie de connaître une croissance du nombre de transactions cette année.

« Avec une hausse de 5 % des ventes, le marché immobilier résidentiel du Québec affiche des résultats enviables par rapport à celui des autres provinces », a expliqué M. Paul Cardinal, directeur, Analyse du marché, FCIQ. « L’Ouest du pays connaît en effet une baisse importante d’activité, notamment la Colombie-Britannique, avec une baisse de 23 % jusqu’ici en 2018. Pour sa part, l’Ontario suit avec une baisse de 18 %. Quant à la croissance des prix, le Québec présente la meilleure performance, avec une hausse de 5 %, toutes catégories de propriétés confondues. »

En ce qui a trait aux conditions de marché, les RMR de Montréal et de Gatineau se distinguent par des conditions à l’avantage des vendeurs. À l’inverse, ce sont les acheteurs qui ont plus de pouvoir de négociation dans les RMR de Québec, de Sherbrooke et de Saguenay. Du côté de Trois-Rivières, qui conserve la première place des régions les plus abordables pour l’achat d’une propriété, le marché est équilibré.

La région de Montréal mène le bal

 Le marché immobilier de la métropole continue de se démarquer du reste de la province. En effet, en plus d’enregistrer un record des ventes en 2018, les délais de vente y sont en forte baisse, les augmentations de prix y sont soutenues et la surenchère est bien présente dans certains secteurs. Par catégories, c’est la copropriété qui se démarque au chapitre de la croissance du nombre de ventes, mais ce sont les « plex » qui connaissent présentement la meilleure croissance des prix.

« La construction abondante de copropriétés au cours des dernières années n’a pas fait baisser les prix, comme certains observateurs le craignaient », a précisé M. Cardinal. « La demande est restée soutenue sur le marché de la revente, comme en témoigne l’augmentation des ventes de 15 % dans ce segment pour l’année en cours ».

 La revanche des banlieues

« En comparaison avec 2017, où nous avions connu une forte croissance des ventes sur l’île de Montréal, ce sont les banlieues, notamment la Rive-Sud et la région de Laval, qui connaissent les meilleures performances, avec des hausses de 12 % et de 7 % respectivement jusqu’ici en 2018, a indiqué M. Cardinal. La Rive-Nord, elle, coiffe tout juste l’île de Montréal, avec une progression de 4 % des ventes. »

La surenchère est un phénomène bien présent, et ce, pour toutes les catégories de propriétés. C’est toutefois pour les « plex » que ce phénomène est le plus répandu, avec 17 % des ventes réalisées à un prix supérieur au prix demandé. Les quartiers les plus touchés par la surenchère sont ceux d’Outremont, de Rosemont–La Petite-Patrie, du Plateau-Mont-Royal, du Sud-Ouest et de l’Ouest de l’île.

Prévisions 2019 pour le Québec

La bonne performance du marché de l’emploi, la progression du revenu disponible et le niveau de confiance élevé des consommateurs stimuleront les ventes de propriétés l’an prochain. La FCIQ prévoit que 2019 commencera en force pour le marché immobilier résidentiel, mais que l’activité décélérera progressivement au deuxième semestre, en raison de la hausse graduelle des coûts d’emprunt. En effet, les taux hypothécaires à cinq ans affichés par les principales institutions financières poursuivront leur augmentation, à raison d’un demi-point de pourcentage, pour terminer 2019 aux alentours de 6 %.

En dernière analyse, la FCIQ prévoit une légère hausse de 1 % du nombre de transactions en 2019, ce qui signifiera un nouveau record de 87 650 ventes. Le prix médian des maisons unifamiliales devrait quant à lui croître de 3 %, à 257 000 $.

La région de Montréal en 2019

La FCIQ prévoit que le marché immobilier résidentiel de Montréal sera des plus dynamiques et qu’il connaîtra l’an prochain une performance légèrement supérieure à celle de l’ensemble de la province, notamment en raison d’une croissance démographique plus soutenue attribuable à une amélioration du solde migratoire.

Ainsi, le nombre de transactions dans la RMR de Montréal enregistrera un nouveau sommet de 47 600 ventes en 2019. La croissance des prix y sera également un peu plus soutenue qu’ailleurs au Québec. Nous anticipons une progression de 4 % du prix médian des maisons unifamiliales, qui atteindra 332 000 $. Pour la copropriété, dont les conditions du marché se sont resserrées de manière spectaculaire depuis un an, nous nous attendons à une augmentation de prix médian de 3 %, à 263 000 $.

À propos de la Fédération des chambres immobilières du Québec

La Fédération des chambres immobilières du Québec est une association à but non lucratif regroupant les 11 chambres immobilières de la province, de même que près de 13 000 courtiers immobiliers membres. Sa mission est de soutenir les chambres immobilières du Québec dans le but de défendre, protéger et promouvoir les intérêts des courtiers immobiliers en offrant des services en matière de pratiques professionnelles, d’affaires publiques et d’analyse de marché. La FCIQ est guidée par une approche axée sur la collaboration et le partage des ressources.

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Renseignements :

Marie-Christine Garon
Cabinet de relations publiques NATIONAL
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