Communiqués > Le Québec est toujours à la remorque du reste du Canada en matière de taux de propriété – L’accession à la propriété demeure un enjeu pour les jeunes Québécois

L’Île-des-Sœurs, le 30 novembre 2017La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) publie aujourd’hui une étude dans laquelle elle se penche sur les raisons possibles de l’important retard du Québec en matière de taux de propriété par rapport aux autres provinces canadiennes. Selon les dernières données du Recensement de 2016, publiées par Statistique Canada en octobre dernier, 61,3 % des ménages québécois étaient propriétaires de leur logement en 2016, comparativement à une moyenne de 67,8 % au Canada.

« Bien que l’écart s’amoindrisse depuis 1971, le Québec se situe encore aujourd’hui bien en deçà de la moyenne nationale », souligne Paul Cardinal, directeur – Analyse du marché à la FCIQ. « Le taux de propriété des six régions métropolitaines ne fait pas exception, tout particulièrement celles de Montréal et de Sherbrooke qui affichent les plus faibles proportions de ménages propriétaires de toutes les RMR du Canada en 2016. »

Le taux de propriété recule chez les jeunes Québécois depuis 2011

Force est aussi de constater que l’accession à la propriété demeure un enjeu pour les jeunes Québécois. Selon les dernières données du recensement, on observe un recul de 2,5 points de pourcentage (pdp) du taux de propriété chez les moins de 25 ans, de 2,8 pdp chez les 25 à 34 ans, de 2 pdp chez les 35 à 44 ans et de 0,4 pdp chez les 45 à 54 ans, entre 2011 et 2016.

Taux de propriété selon le groupe d’âge du principal soutien du ménage au Québec
Groupes d’âge 2011 2016 Variation (pdp)
moins de 25 ans 19,0 % 16,5 % -2,5
25 à 34 ans 47,0 % 44,2 % -2,8
35 à 44 ans 63,6 % 61,6 % -2,0
45 à 54 ans 68,6 % 68,2 % -0,4
55 à 64 ans 69,1 % 69,5 % 0,4
65 à 74 ans 66,0 % 67,2 % 1,2
75 ans et plus 55,7 % 59,9 % 4,2

Source : Statistique Canada, Recensement et Enquête nationale auprès des ménages (ENM) 2016, ACI, SCHL

À cet égard, afin que les jeunes ménages québécois puissent bénéficier d’un meilleur accès à la propriété, la FCIQ milite depuis plusieurs années pour qu’une exonération des droits de mutation soit accordée aux premiers acheteurs. Au Québec, cette mesure s’articulerait autour d’un crédit d’impôt remboursable lors de l’acquisition d’une première propriété et favoriserait un rattrapage au chapitre du taux de propriété de la province. À l’instar de l’Association canadienne de l’immeuble, la FCIQ propose aussi une réforme du Régime d’accession à la propriété (RAP).

Comment expliquer le retard du Québec en matière de taux de propriété? 

Parmi les facteurs susceptibles d’expliquer cet écart, deux en particulier ont retenu l’attention des économistes de la FCIQ : la composition des ménages et le coût d’opportunité lié à la propriété.

La composition des ménages explique en partie le retard du Québec en la matière. Les ménages formés d’une seule personne sont plus courants au Québec (33 %) qu’ailleurs au Canada (28 %). « Comme il est plus difficile d’économiser la mise de fonds requise à l’achat d’une propriété pour une personne célibataire que pour un couple, il n’est pas surprenant que l’on observe un taux de propriété plus faible au Québec qu’au Canada », ajoute M. Cardinal.

Enfin, le coût d’opportunité lié à la propriété, c’est-à-dire la somme mensuelle supplémentaire qu’un ménage locataire doit s’attendre à débourser pour devenir propriétaire, semble influencer le taux de propriété. Selon les analyses de la FCIQ, de manière générale, plus le coût d’opportunité lié à la propriété est élevé, plus le taux de propriété est faible. Or, au Québec, l’écart entre les coûts associés à la propriété et ceux associés à la location est souvent plus grand qu’ailleurs au pays.

À propos de la Fédération des chambres immobilières du Québec

La Fédération des chambres immobilières du Québec est une association à but non lucratif regroupant les 12 chambres immobilières de la province, de même que près de 13 000 courtiers immobiliers membres. Sa mission est de soutenir les chambres immobilières du Québec dans le but de défendre, protéger et promouvoir les intérêts des courtiers immobiliers en offrant des services en matière de pratiques professionnelles, d’affaires publiques et d’analyse de marché. La FCIQ est guidée par une approche axée sur la collaboration et le partage des ressources.

– 30 –

Pour plus d’information, veuillez consulter le Mot de l’économiste.

 

Renseignements :

Jacynthe Alain
Directrice adjointe, Communications et relations publiques
Fédération des chambres immobilières du Québec
514 647-8249
jacynthe.alain@fciq.ca