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Première hausse des saisies hypothécaires au Québec en cinq ans


Au Québec, 1 507 propriétés résidentielles ont été saisies pour défaut de paiement du prêt hypothécaire en 2014, soit 143 de plus qu’en 2013. Bien que cela représente une hausse de 10 %, il s’agissait d’un niveau bien inférieur à ceux observés lors de la récession de 2008-2009 et des deux années subséquentes. Le graphique 1 présente l’évolution du nombre de reprises de propriétés résidentielles au Québec.


Géographiquement, le nombre de saisies a augmenté dans 12 des 17 régions administratives de la province en 2014, comme le démontre le tableau 1.


En parallèle avec la hausse des saisies, le nombre de premiers préavis d’exercice a aussi augmenté en 2014, où 5 443 propriétaires ont reçu un préavis d’exercice pour une première fois de la part de leur créancier leur indiquant qu’ils devaient rembourser tout retard de paiement et autres sommes dues dans un délai de 60 jours, sans quoi leur propriété serait saisie. Le graphique 2 présente l’évolution du nombre de propriétaires qui ont reçu un préavis d’exercice pour une première fois.


Il est à noter que les hausses du nombre de saisies et de délivrances de préavis d’exercice vont de pair avec une légère hausse de la proportion de prêts hypothécaires en souffrance, passant de 0,34 % à la fin de 2013 à 0,36 % en décembre 2014. (voir le document complet)

 
 
 

Aussi dans ce numéro

 
 

Les Baromètres FCIQ du premier trimestre de 2015 sont arrivés

Record de ventes dans l’agglomération de Shawinigan au premier trimestre de 2015

Hausse des primes d’assurance prêt hypothécaire à compter du 1er juin 2015

La ville de Québec lance le programme Accès Famille

La situation financière des Québécois est sous contrôle, mais les ménages sont plus vulnérables à une baisse de revenu

Légère hausse de l’emploi au Québec en mars

Principaux indicateurs économiques


 
 
 
 

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Les Baromètres FCIQ du premier trimestre de 2015 sont arrivés


Les Baromètres FCIQ du premier trimestre de 2015 sont disponibles sur notre site Web (cliquez ici pour y accéder). N’hésitez pas à les consulter afin de connaître les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la province et des six régions métropolitaines. Pour vous abonner et être avisé de la sortie des Baromètres dès leur publication, cliquez ici.


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Record de ventes dans l’agglomération de Shawinigan au premier trimestre de 2015


Au premier trimestre de 2015, 135 ventes résidentielles ont été réalisées dans l’agglomération de Shawinigan, ce qui représente une hausse de 41 % par rapport au premier trimestre de 2014 et un record de ventes pour cette période de l’année. Par catégorie de propriétés, 109 unifamiliales ont été vendues au cours des trois premiers mois de 2015, soit une augmentation de 28 % comparativement à la même période l’année précédente. De plus, 22 plex et quatre copropriétés ont changé de mains, comparativement à neuf plex et deux copropriétés un an plus tôt.


Le prix médian de l’unifamiliale dans l’agglomération de Shawinigan a atteint 112 500 $ au premier trimestre de 2015, soit une augmentation de 13 % par rapport à la même période l’an dernier. Notons toutefois que ce prix avait diminué de 17 % au premier trimestre de 2014.

 

L’offre de propriétés à vendre à Shawinigan a augmenté de 14 % pour atteindre 537 propriétés, dont 401 unifamiliales, 21 copropriétés et 111 immeubles locatifs de deux à cinq logements. Les conditions du marché de l’unifamiliale se sont détendues légèrement au premier trimestre, de sorte que les acheteurs ont conservé leur position de force lors des négociations. L’inventaire de maisons à vendre dans l’agglomération de Shawinigan représentait 12,7 mois de ventes.

 

Le délai de vente moyen pour l’unifamiliale s’est fixé à 117 jours au premier trimestre de 2015, soit une hausse de 21 jours. Celui-ci se situe toutefois très près de la moyenne provinciale, qui s’établit à 118 jours.

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Hausse des primes d’assurance prêt hypothécaire à compter du 1er juin 2015


La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a annoncé, le 2 avril dernier, la majoration de ses primes d’assurance prêt hypothécaire lorsque les acheteurs ont une mise de fonds inférieure à 10 %. Dans un tel cas, l’augmentation des primes, qui est de l’ordre de 15 %, prendra effet à compter du 1er juin 2015. Rappelons que la SCHL avait déjà augmenté ses primes d’assurance prêt hypothécaire le 1er mai 2014. Le tableau ci-dessous fait état de l’évolution des primes s’appliquant aux prêts achat pour propriétaires-occupants (immeubles comptant un à quatre logements) :




Par exemple, pour un prêt hypothécaire de 200 000 $, si l’acheteur ne verse que 5 % de mise de fonds, la prime d’assurance prêt passera de 6 300 $ (montant actuel) à 7 200 $ en juin 2015.


Les deux assureurs hypothécaires privés, soit Genworth Canada et Canada Guaranty, ont annoncé, le 6 avril et le 14 avril respectivement, qu’elles emboîteraient le pas en augmentant elles aussi leurs primes d’assurance prêt hypothécaire au même niveau que la SCHL à partir du 1er juin 2015.




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La ville de Québec lance le programme Accès Famille


La ville de Québec a annoncé le 7 avril dernier le lancement du programme Accès Famille, qui vise à favoriser l’accession à la propriété sur son territoire en octroyant une aide financière aux familles désirant devenir propriétaires. Ainsi, l’administration de Québec offrira un prêt sans intérêt pour assurer la mise de fonds minimale de 5 % pour l’achat d’une propriété. Les familles qui bénéficieront de ce programme devront toutefois verser 5 % du profit (plus-value) réalisé à la revente ou à la location de l’habitation, ou à la suite du remboursement du prêt hypothécaire ou d’un refinancement.


Afin de se qualifier au programme, les familles (en couple ou monoparentales) devront avoir la garde d’un enfant mineur au moins 40 % du temps ou avoir un enfant à naître, ainsi que gagner un revenu familial brut maximal de 95 000 $ à 110 000 $ selon le nombre d’enfants. De plus, lorsqu’en couple, un des deux requérants ne devra pas avoir été propriétaire au cours des cinq dernières années. Finalement, seules les propriétés neuves accréditées par la ville de Québec et par la SCHL seront admissibles au programme.


Les familles pourront déposer une demande au Service de l’aménagement et du développement urbain à compter du 27 avril prochain. Pour en savoir plus sur le programme Accès Famille, cliquez ici.


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La situation financière des Québécois est sous contrôle, mais les ménages sont plus vulnérables à une baisse de revenu


Desjardins études économiques a publié récemment la mise à jour de plusieurs indicateurs de la situation financière des ménages québécois. L’organisme constate d'abord que l’endettement des ménages au Québec, mesuré par le ratio de la dette par rapport au revenu disponible, a continué d’augmenter pour s’établir à 146 % en 2014. Étant donné que les prêts hypothécaires représentent plus des trois quarts de la dette totale des ménages, c’est principalement la dette hypothécaire qui a influencé la progression de ce ratio au cours des dernières années. Ainsi, la hausse du prix des propriétés et l’augmentation du taux de propriétaires ont largement contribué à l’augmentation du taux d’endettement des ménages au Québec.


Cependant, lorsque l’on tient compte des actifs, la situation financière des ménages est beaucoup moins alarmante : le ratio dette/actifs (RDA) de l’ensemble des ménages au Québec a peu changé au cours des dix dernières années, variant entre 0,2 et 0,3. De plus, selon cet indicateur, 86 % des ménages étaient dans une situation de « sécurité financière » en 2014 , un pourcentage inchangé par rapport à celui de 2010.


Quant au ratio des intérêts par rapport au revenu disponible des ménages, il a diminué au cours des dernières années grâce au niveau historiquement bas des taux d’intérêt. De plus, la popularité croissante des taux hypothécaires variables et des marges de crédit personnelles, a permis à un nombre grandissant de ménages de bénéficier de façon presque immédiate des baisses du taux directeur de la Banque du Canada.


Par ailleurs, le ratio du service de la dette (RSD), qui compare les paiements mensuels (capital et intérêt) au revenu brut des ménages, est demeuré stable au Québec, soit autour de 16 % depuis 2004. Selon cet indicateur, la capacité des ménages à rembourser leurs dettes ne s’est donc pas détériorée au cours des dix dernières années. De plus, la proportion des ménages québécois qui ont un RSD supérieur à 40 %, seuil à partir duquel le ménage est considéré comme vulnérable, est demeuré inchangé à 5 % entre 2004 et 2014. Cependant, le taux d’épargne continue d’être très faible au Québec, avec un taux au-dessous de 3 % en 2014. Ainsi, de façon générale, même si la situation financière des Québécois semble sous contrôle, le coussin financier de certains ménages est insuffisant, ce qui les rend plus vulnérables à tout changement de leur situation personnelle (i.e. maladie grave ou divorce) ou à toute détérioration du contexte économique susceptible d’entraîner une baisse soudaine de revenu.


En conclusion, la situation financière des Québécois n’est pas catastrophique, mais les ménages doivent profiter du contexte actuel de bas taux d’intérêt pour assainir leur bilan afin d’être dans une position plus confortable lorsque les taux d’intérêt commenceront finalement leur remontée.


Pour consulter l’étude complète, cliquez ici.



1 Un ménage est considéré en sécurité d’un point de vue financier lorsque le RDA est inférieure à 0,8.


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Légère hausse de l’emploi au Québec en mars


Selon Statistique Canada, l’emploi au Canada a augmenté de 28 700 postes en mars 2015 et ce, en données désaisonnalisées. Cette hausse fait en sorte que l’emploi a progressé de 138 100 postes au cours des 12 derniers mois pour une croissance de 0,8 %, au Canada. Au Québec, l’emploi a augmenté de 5 300 postes en mars, soit une hausse de 0,1 %.


Toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) du Québec ont enregistré des augmentations du nombre d’emplois en mars, à l’exception des régions de Saguenay et de Sherbrooke. Tout comme au cours des sept mois précédents, la RMR de Montréal a enregistré la plus forte hausse du nombre d’emplois dans la province, avec un gain de 5 300 postes par rapport au mois précédent.


Le taux de chômage au Canada est demeuré stable en mars, alors qu’il s’est maintenu à 6,8 %. Au Québec, le taux de chômage en mars a augmenté de 0,1 point de pourcentage par rapport à février pour s’établir à 7,5 %. Toutefois, par rapport au mois de mars 2014, une baisse de 0,2 point de pourcentage du taux de chômage a été enregistrée au Canada et au Québec.


Par rapport au mois de février, le taux de chômage a diminué dans toutes les RMR de la province, mise à part la RMR de Montréal, qui a connu la stabilité. Sur l’ensemble des 12 derniers mois, les RMR de Trois-Rivières, de Saguenay, de Montréal et de Sherbrooke ont enregistré une baisse de leur taux de chômage, alors que les RMR de Québec et de Gatineau ont plutôt affiché une hausse.


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Principaux indicateurs économiques - Mars 2015



(1) Proportion de personnes ayant répondu "Oui" à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.


 

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