Cliquez ici pour la version anglaise


Endettement, insolvabilité et prêts hypothécaires en souffrance : la situation québécoise


Le maintien de très faibles taux d’intérêt depuis la dernière récession incite les ménages canadiens à s’endetter plutôt qu’à épargner. À cet égard, les plus récentes données de Statistique Canada montrent que le ratio de la dette des ménages canadiens par rapport à leur revenu disponible a encore augmenté au dernier trimestre de 2014, pour atteindre un nouveau sommet de 163,3 %. Au Québec, selon les calculs de Desjardins Études économiques, le ratio d’endettement a aussi atteint un nouveau sommet de 146,4 % pour l’ensemble de 2014.


Le ratio de la dette par rapport au revenu disponible n’est qu’une méthode parmi d’autres pour mesurer l’endettement des ménages. Plusieurs mises en garde de différents organismes ont été formulées quant aux conclusions tirées uniquement à partir de ce ratio. Par exemple, lorsque nous comparons la valeur de la dette des ménages à celle de leurs actifs (voir graphique 1), le portrait n’est plus aussi alarmant. L’endettement des ménages canadiens au quatrième trimestre de 2014 correspondait alors à 18,2 % de la valeur de leurs actifs, ce qui n’apparaît pas vraiment problématique. En fait, depuis la fin de la récession, le ratio dettes/actifs est en constante diminution. (voir le document complet)


 
 
 

Aussi dans ce numéro

 
 

Rivière-du-Loup débute l’année 2015 en force

Bon à savoir : hausse de la rémunération hebdomadaire au Québec en 2014

La Ville de Montréal augmente certains prix plafonds du programme Acquisition d’une propriété

Portait du marché hypothécaire québécois

Migration interrégionale en 2013-2014 : les gagnants et les perdants

Forte baisse des mises en chantier au Canada et au Québec en février 2015


Principaux indicateurs économiques


 
 
 
 

Contactez-nous


 
 

Par courriel stats@fciq.ca

Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Facebook


 


Rivière-du-Loup débute l’année 2015 en force


Au cours des mois de janvier et février 2015, 48 ventes résidentielles ont été réalisées dans l’agglomération de Rivière-du-Loup, soit une hausse de 41 % par rapport à la même période en 2014. Par catégorie de propriétés, 40 unifamiliales ainsi que 3 copropriétés et 5 immeubles locatifs de 2 à 5 logements ont changé de mains par l’entremise du système Centris® des courtiers immobiliers.


Aussi, le prix médian des maisons unifamiliales y a augmenté de 2 % comparativement aux deux premiers mois de 2014, la moitié des maisons s’étant transigées à plus de 158 250 $.

 

L’offre de propriétés à vendre est demeurée relativement stable (+2 %) depuis un an, et les conditions du marché sont demeurées à l’avantage des acheteurs, le nombre de mois d’inventaire, soit le temps nécessaire pour écouler l’ensemble des maisons unifamiliales à vendre, ayant atteint 15 mois.

 

Finalement, il fallait compter, en moyenne, 191 jours pour qu’une maison unifamiliale trouve preneur en janvier et février 2015, soit 22 jours de moins qu’en 2014. À titre comparatif, le délai de vente moyen de l’unifamiliale pour l’ensemble de la province a atteint 120 jours (+7 jours) au cours des deux premiers mois de l’année.

Retour en haut Back to top





Bon à savoir : hausse de la rémunération hebdomadaire au Québec en 2014


Selon l’adaptation par l’Institut de la statistique du Québec de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, le salaire hebdomadaire médian au Québec a progressé de 3,3 % en 2014, la moitié des travailleurs québécois ayant reçu une rémunération de plus de 743,79 $ pour leur semaine de travail.


Les augmentations les plus importantes ont été observées dans les régions administratives de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Montérégie et du Bas-Saint-Laurent. Au total, les travailleurs de 11 des 17 régions administratives du Québec ont vu leur rémunération hebdomadaire médiane augmenter en 2014.


Le tableau ici-bas présente le salaire hebdomadaire médian de chacune des régions de la province :






Retour en haut Back to top





La Ville de Montréal augmente certains prix plafonds du programme Acquisition d’une propriété


La Ville de Montréal a annoncé le 25 mars dernier que certains prix plafonds seront augmentés dans le cadre du programme Acquisition d’une propriété. Ainsi, le prix d’achat maximum pour une propriété unifamiliale passe à 450 000 $ (soit une hausse de 50 000 $) et à 475 000 $ pour un duplex (soit une hausse de 25 000 $). Le prix d’achat maximal pour un triplex demeure quant à lui inchangé à 490 000 $. La Ville veut ainsi s’assurer que la moitié des propriétés inscrites sur le marché de la revente soient admissibles au programme.


Rappelons que le programme permet aux premiers acheteurs d’une propriété sur le territoire de la Ville de Montréal de bénéficier d’une aide financière pouvant atteindre jusqu’à 10 000 $ pour les familles. Le programme s’applique à l’achat d’une propriété neuve ou d’un immeuble résidentiel existant de 1 à 3 logements hors sol.


Pour consulter le communiqué de la Ville de Montréal, cliquez ici.


Retour en haut Back to top




Portait du marché hypothécaire québécois


JLR Solutions foncières a publié en février dernier une étude intitulée Portrait du marché hypothécaire québécois qui porte notamment sur les parts de marché des différents prêteurs au Québec selon différentes régions et différents types de prêts.


Bien que les huit principales institutions financières aient émis 84,2 % des prêts hypothécaires en 2014, les plus petits prêteurs ont néanmoins gagné 2,6 points de pourcentage de parts de marché entre 2005 et 2014. Les Québécois feraient davantage affaire avec un courtier hypothécaire, ce qui expliquerait cet accroissement. JLR souligne aussi que les plus petits prêteurs s’avèrent plus populaires lors des renouvellements d’hypothèques que pour financer l’acquisition d’une propriété.


JLR note également que la proportion d’acheteurs qui n’ont pas eu recours à un prêt hypothécaire diffère selon le type de propriété : 17 % des acheteurs de copropriétés n’ont pas contracté d’hypothèque en 2014 contre 15 % pour les acheteurs d’unifamiliales et 10 % pour les acheteurs de plex de 2 à 5 logements. Les résultats plus élevés pour la copropriété s’expliqueraient principalement par le fait qu’une part considérable d’acheteurs de copropriétés sont âgés de plus de 60 ans. À l’opposé, le prix médian plus élevé des propriétés à revenus et le fait que ce type de propriété soit généralement acquis à titre d’investissement font en sorte qu’une plus grande proportion d’acheteurs aient recours au financement hypothécaire.


L’étude aborde finalement les différences régionales à travers les six régions métropolitaines de la province ainsi que la plus forte compétitivité entre les institutions financières, particulièrement dans la région de Montréal.


Pour consulter l’étude complète, cliquez ici.



Retour en haut Back to top



Migration interrégionale en 2013-2014 : les gagnants et les perdants


Selon un récent rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) intitulé La migration interrégionale au Québec en 2013-2014 : nouvelle baisse de la mobilité, environ 193 000 Québécois auraient changé de région administrative entre juillet 2013 et juillet 2014, soit 2,4 % de la population totale de la province.


C’est chez les individus âgés de 20 à 29 ans que le taux de migration est le plus élevé; ce qui n’est pas surprenant, dans la mesure où le début des études post-secondaires, l’entrée sur le marché du travail, la formation du couple et la naissance d’un enfant sont tous des événements susceptibles d’entraîner une migration. Ainsi, en 2013-2014, environ 6 % des individus âgés de 20 à 24 ans et de 25 à 29 ans ont changé de région administrative. Les taux de migration observés pour les groupes d’âges subséquents diminuent ensuite pour atteindre environ 1 % vers 65 ans.


Par région administrative, Montréal a accueilli 38 600 personnes en provenance d’ailleurs au Québec, mais a perdu 53 600 individus. Le solde migratoire a donc affiché un déficit de 15 000 personnes. Bien que Montréal soit déficitaire dans ses échanges, la perte d’individus au détriment des autres régions est en baisse pour une quatrième année consécutive. En termes de solde migratoire, la Montérégie s’est classée en première position, avec un solde de 4 928 individus. Les régions administratives des Laurentides et de Lanaudière se sont classées en deuxième et troisième positions, où des soldes de respectivement 4 424 et 2 502 individus ont été enregistrés. Dans ces deux cas, l’ISQ souligne que les gains affichés étaient parmi les plus faibles depuis 2000. Le tableau ci-dessous indique les taux net et les soldes de migration interrégionale dans les régions administratives du Québec.





Notes : Le solde migratoire net est la différence entre le nombre d’entrants et de sortants d’une région. Le taux net de migration est le solde migratoire d’une région par rapport à sa population de départ


Retour en haut Back to top




Forte baisse des mises en chantier au Canada et au Québec en février 2015


Selon les données provisoires de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), 9 159 mises en chantier d’habitations ont eu lieu dans les centres de 10 000 habitants et plus au Canada en février 2015, soit une diminution de 17 % comparativement à la même période en 2014.


Au Québec, un total de 1 037 mises en chantier a été dénombré au mois de février 2015, ce qui représente une diminution de 53 % par rapport au niveau de 2014 pour la même période. Comme indiqué dans le tableau, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec est la seule qui a vu ses mises en chantier progresser en février 2015 (383 comparativement à 117 en février 2014). Les autres RMR de la province ont plutôt enregistré des baisses variant de -28 % à -77 %.


En février 2015, c’est la RMR de Montréal qui a enregistré la plus forte baisse des mises en chantier avec un recul de 77 % par rapport à février 2014. Cette baisse s’explique principalement par la diminution de 83 % du nombre de copropriétés mises en chantier dans la RMR de Montréal.



**Variation supérieure ou égale à 100 %


Pour consulter le communiqué officiel de la SCHL, cliquez ici.


Pour vous abonner à nos nouvelles économiques, cliquez ici.



Retour en haut Back to top




Principaux indicateurs économiques - Février 2015



(1) Proportion de personnes ayant répondu "Oui" à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.


 

Retour en haut Back to top


 
© 2015 Fédération des chambres immobilières du Québec. Tous droits réservés.