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Comment la dernière baisse du taux directeur affectera-t-elle les taux hypothécaires au Canada ?


Le 21 janvier dernier, contre toute attente, la Banque du Canada a abaissé le taux de financement à un jour, couramment appelé taux directeur , de 1 % à 0,75 %. Cette intervention de la Banque, la première depuis septembre 2010, s’explique par la baisse spectaculaire des cours pétroliers observée au cours des derniers mois, chute qui devrait avoir un effet négatif sur la croissance économique au Canada ainsi que sur l’inflation dans les mois à venir . Ainsi, le faible coût d’emprunt au Canada devrait encore perdurer quelques trimestres et les taux d’intérêt, incluant les taux hypothécaires, pourraient même légèrement reculer au cours des prochains mois si la Banque décide d’abaisser de nouveau le taux directeur le 4 mars prochain. Chose certaine, le scénario d'une hausse imminente des taux hypothécaires en 2015, attendu par la majorité des spécialistes, est maintenant devenu très improbable.


Les institutions financières ont tardé à réagir


Le taux directeur de la Banque du Canada affecte plus directement les taux préférentiels des banques commerciales... (voir le document complet)


 
 
 

Aussi dans ce numéro

 
 

L’année 2015 débute bien sur la Rive-Sud de Montréal

Même si les Québécois sont plus endettés, leur situation financière est comparable à celle de 1999 grâce à la hausse de la valeur de leurs actifs

L’évolution du marché immobilier au Québec diffère de celle de l’Ontario et de l’ouest canadien

Les ventes ont diminué sur le marché résidentiel américain en janvier

Principaux indicateurs économiques


 
 
 
 

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L’année 2015 débute bien sur la Rive-Sud de Montréal


Lors du mois de janvier 2015, 446 ventes de propriétés résidentielles ont été réalisées sur la Rive-Sud de la région métropolitaine de Montréal, soit une hausse de 4 % par rapport au mois de janvier 2014. Chacune des trois catégories de propriétés a connu une croissance des ventes en janvier, où 306 unifamiliales (+4 %), 114 copropriétés (+1 %) et 26 plex (4 de plus) ont changé de propriétaires.


Par ailleurs, les hausses de prix ont été très soutenues. Les prix médians des unifamiliales et des copropriétés ont chacun augmenté de 6 % par rapport à janvier 2014, pour atteindre 270 000 $ et 200 000 $ respectivement.

 

Du côté de l’offre, 7 047 propriétés résidentielles étaient à vendre par l’intermédiaire du système Centris® en janvier 2015, soit 5 % de plus qu’à pareille date en 2014.

 

Les conditions du marché pour l’unifamiliale étaient plutôt équilibrées, tandis que les acheteurs étaient les plus avantagés lors des négociations entourant l’achat d’une copropriété ou d’un plex.

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Même si les Québécois sont plus endettés, leur situation financière est comparable à celle de 1999 grâce à la hausse de la valeur de leurs actifs


L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié en février un article qui analyse, à partir de données provenant de l’Enquête sur la sécurité financière (ESF), l'évolution du ratio entre la valeur des dettes et celle des actifs des ménages. Cet indicateur, malgré ses limites, est préférable au ratio d’endettement sur le revenu disponible, puisqu’il permet de relativiser l’endettement des ménages en se basant sur l’hypothèse que les actifs accumulés peuvent être utilisés pour régler les dettes.


Le premier constat de leur analyse : entre 1999 et 2012, les dettes des ménages québécois (+ 127 %) ont augmenté à un rythme plus rapide que leurs actifs (+ 112 %), ce qui a été le cas également en Ontario et dans l’ensemble du Canada. Cette situation peut s’expliquer en bonne partie par la crise financière de 2008, qui a affecté de façon importante les rendements des portefeuilles d’investissement, entraînant un recul de la valeur des actifs des ménages.


Au Québec, le ratio des dettes sur les avoirs était, en moyenne, de 23 % pour les ménages ayant une hypothèque en 2012, un ratio équivalent à celui de 1999. Ces ratios sont légèrement plus élevés en Ontario et au Canada, mais ils demeurent dans tous les cas sous la barre des 30 %.


Environ le tiers des ménages au Québec ont déclaré un revenu après impôts de moins de 50 000 $. Parmi ce groupe, ceux qui ont une hypothèque, ont connu une diminution significative de leur taux d’endettement : leur ratio dette/actif est passé de 30 % à 23 % entre 1999 et 2012. En revanche, ce ratio a augmenté de 27 % à 32 % pour les ménages avec une hypothèque déclarant un revenu après impôts entre 50 000 $ et 74 999 $. Pour les autres tranches de revenu, le ratio des dettes sur les actifs est demeuré plutôt stable.


Finalement, malgré la croissance de la dette, la proportion du revenu disponible des ménages québécois qui est versée pour payer les intérêts (ratio du service de la dette) est demeurée relativement stable au cours des dernières années grâce aux bas taux d’intérêt.


Pour consulter le document au complet, cliquez ici.



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L’évolution du marché immobilier au Québec diffère de celle de l’Ontario et de l’Ouest canadien


Desjardins, Études économiques vient de publier son dernier rapport sur l’habitation qui compare l’évolution du marché immobilier du Québec à celui du reste du Canada.


Alors que le marché résidentiel québécois a continué son atterrissage en douceur pour une deuxième année consécutive en 2014, l’activité est demeurée très forte dans l’Ouest canadien et en Ontario. Les gains au chapitre de l’emploi en Ontario se sont traduits par une forte hausse de la demande sur le marché de la revente, qui demeure en situation de pénurie. Ainsi, cette province a connu la plus forte hausse du prix moyen au Canada en 2014. De plus, grâce à la croissance attendue de l’activité manufacturière en 2015, la progression des prix et des ventes sur le marché immobilier devrait être encore solide cette année en Ontario. Finalement, une accalmie est prévue sur le marché immobilier des provinces productrices de pétrole cette année, à cause de la baisse du prix de l’énergie.


Pour le Québec, l’organisme prévoit une stabilité sur le marché résidentiel en 2015. Cependant, l’évolution du marché de l’unifamiliale sera différente de celle du marché de la copropriété. L’amélioration du marché de l’emploi dans la province, ainsi que les bas taux d’intérêt, bénéficieront surtout à la demande de maisons unifamiliales auprès des acheteurs plus expérimentés. En revanche, l’offre de copropriétés devrait encore largement dépasser la demande cette année.


En ce qui concerne le marché locatif, la construction de nouveaux appartements a augmenté à un rythme plus rapide que la demande, de sorte que toutes les régions métropolitaines du Québec affichent un taux d’inoccupation des appartements locatifs plus élevé que 3 %, ce qui indique un surplus. En revanche, le taux d’inoccupation a connu une baisse en Ontario, passant de 2,6 % à l’automne 2013 à 2,3 % à l’automne 2014. Desjardins prévoit encore un resserrement des conditions sur le marché locatif ontarien en 2015.


Pour consulter le rapport au complet, cliquez ici.


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Les ventes ont diminué sur le marché résidentiel américain en janvier


Selon la National Association of Realtors (NAR), le nombre de transactions sur le marché américain de la revente a reculé de 4,9 % en janvier par rapport au mois précédent pour atteindre 4,82 millions de ventes en rythme annualisé et désaisonnalisé. Il s’agit de la plus forte baisse des ventes résidentielles aux États-Unis depuis novembre 2013.


Toujours selon la NAR, le prix médian résidentiel national, toutes catégories de propriétés confondues, s’est établi à 199 600 $ en janvier 2015, ce qui représente une hausse de 6,2 % par rapport à janvier 2014. Il s’agit de la plus forte hausse des prix aux États-Unis depuis mars 2014. Tout comme les mois précédents, la proportion des ventes forcées (c.-à-d. des ventes réalisées à un prix soldé à la suite d’une procédure de saisie en cours ou complétée) a diminué, passant de 15 % en janvier 2014 à 11 % du total des ventes en janvier 2015.


Pour consulter le communiqué officiel de la NAR (disponible en anglais seulement), cliquez ici.


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Principaux indicateurs économiques - Janvier 2015



(1) Proportion de personnes ayant répondu "Oui" à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.


 

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