Archives > Archives nouvelles > Une copropriété sur 25 vendue en surenchère

À la suite du billet sur la surenchère des unifamiliales, je vous aujourd’hui plus de statistiques sur la situation des copropriétés.

Afin de ne pas fausser l’interprétation des résultats, j’ai exclu les constructions neuves de mes calculs, car j’ai remarqué que plusieurs unités neuves se vendaient à un prix plus élevé que le prix demandé, et ce, parce que les acheteurs ajoutaient des « extras », ce qui n’est donc pas lié à la surenchère.

Cet ajustement fait passer la proportion de copropriétés en surenchère de 6,4 % (toutes les copropriétés) à 5,3 % (nouvelles constructions exclues) pour les six premiers mois de 2017. Même si cette proportion est relativement faible, il s’agit néanmoins d’une hausse par rapport aux copropriétés existantes qui ont été vendues en surenchère à la même période en 2016 et qui représentaient alors 4,2 % des reventes de copropriétés.

Évidemment, la surenchère s’est manifestée de manière différente dans les différentes régions de la province, comme le montre le graphique suivant.

Source : FCIQ par le système Centris®

La plus forte proportion de ventes réalisées à un prix supérieur au prix demandé a été observée dans la RMR de Montréal – où 439 unités se sont vendues à un prix plus élevé – et dans la RMR de Saguenay, où deux des 40 transactions enregistrées ont fait l’objet d’une surenchère. On remarque aussi que ces deux RMR figurent parmi les trois régions qui ont affiché une hausse à ce chapitre en 2017 par rapport aux six premiers mois de 2016. La RMR de Trois-Rivières a aussi connu une augmentation au chapitre de la surenchère : trois copropriétés s’y sont vendues à un prix supérieur au prix demandé, alors qu’aucun cas n’avait été répertorié dans la première moitié de 2016. Les autres RMR de la province ont quant à elles vu la proportion de ventes en surenchère diminuer d’environ un point de pourcentage.

Voici l’ampleur de la surenchère par municipalités et arrondissements pour les six premiers mois de 2017.

Municipalités et arrondissements Nombre de ventes EN surenchÈRE Proportion Nombre de mois d’inventaire
Rosemont–La Petite-Patrie (Île de Montréal) 55 15 % 7,5 Vendeur
Lachine (ÎLE DE MONTRÉAL) 12 12 % 13,7 Acheteur
Outremont (ÎLE DE MONTRÉAL) 10 11 % 6,3 Vendeur
Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (ÎLE DE MONTRÉAL) 18 11 % 9,9  Équilibré
Le Plateau-Mont-Royal (ÎLE DE MONTRÉAL) 50 11 % 7,7 Vendeur
LaSalle (ÎLE DE MONTRÉAL) 12 10 % 10,7  Acheteur
Le Sud-Ouest (ÎLE DE MONTRÉAL) 33 9 % 7,4 Vendeur
Pierrefonds–Roxboro (ÎLE DE MONTRÉAL) 6 8 % 14,0 Acheteur
Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (ÎLE DE MONTRÉAL) 27 8 % 9,9  Équilibré
Saint-Eustache (Rive-Nord de Montréal) 5 8 % 12,1 Acheteur
Ville-Marie (ÎLE DE MONTRÉAL) 52 7 % 11,1 Acheteur
Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (ÎLE DE MONTRÉAL) 20 7 % 10,3 Acheteur
Châteauguay (Rive-Sud de Montréal) 2 6 % 12,5 Acheteur
Chambly (Rive-Sud de Montréal) 3 6 % 11,7 Acheteur
La Haute-Saint-Charles (Québec) 3 6 % 26,1 Acheteur
Mont-Royal (ÎLE DE MONTRÉAL) 2 6 % 8,0  Équilibré
Desjardins (Lévis) 2 5 % 15,1 Acheteur
Ahuntsic–Cartierville (ÎLE DE MONTRÉAL) 12 5 % 9,9  Équilibré
Saint-Jérôme (Rive-Nord de Montréal) 6 5 % 16,1 Acheteur
Trois-Rivières (Trois-Rivières) 3 5 % 16,4 Acheteur
Westmount (ÎLE DE MONTRÉAL) 2 5 % 9,3  Équilibré
Mirabel (Rive-Nord de Montréal) 2 5 % 14,5 Acheteur
Sainte-Thérèse (Rive-Nord de Montréal) 3 5 % 15,2 Acheteur
Magog (RMR de Sherbrooke) 2 5 % 13,4 Acheteur
La Cité–Limoilou (Agglomération de Québec) 12 5 % 15,6 Acheteur

Source : FCIQ par le système Centris®

Minimum de 30 transactions; les copropriétés neuves sont exclues.

Comme dans le cas de la surenchère sur les unifamiliales, on remarque la forte présence des secteurs de l’Île-de-Montréal, entre autres parce que le marché de la copropriété y est très important et que la majorité des secteurs ont enregistré suffisamment de transactions pour figurer dans la liste. Soulignons que certains secteurs de Québec, de Trois-Rivières et de Sherbrooke se sont aussi hissés dans le haut du tableau.

Finalement, nous remarquons que les secteurs qui ont connu le plus de surenchères n’ont pas nécessairement avantagé les vendeurs, comme c’était surtout le cas pour les unifamiliales. Plusieurs secteurs qui affichent une forte proportion de surenchères ont même favorisé les acheteurs, notamment Lachine, LaSalle, Roxboro–Pierrefonds et Ville-Marie. Cependant, tous ces secteurs connaissent des conditions du marché en phase de resserrement, c’est-à-dire que le nombre de mois d’inventaire est en forte diminution.

Je terminerai cette trilogie de la surenchère par les plex, qui sont les propriétés où la surenchère est la plus importante, toutes proportions gardées.