Archives > Statistiques du marché > Après une très bonne année 2016, le marché des propriétés de villégiature continuera de croître au Québec en 2017 selon la FCIQ

L’Île-des-Sœurs, le 30 mars 2017 – La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) vient de publier une étude qui dresse le portrait du marché de la revente de propriétés de villégiature[1] au Québec, plus précisément dans les secteurs ruraux des régions administratives de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, de Lanaudière, des Laurentides, de la Montérégie et de l’Outaouais. Pour l’année 2016, la FCIQ estime que 3 435 propriétés de villégiature ont été vendues dans la province, une hausse de 11 % par rapport à 2015.

« L’année dernière fut prolifique pour le marché des propriétés de villégiature », dit Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché à la Fédération des chambres immobilières du Québec. « Alors que les ventes résidentielles dans l’ensemble de la province ont augmenté de 5 %, celles de propriétés de villégiature ont progressé de 11 %. Ce segment de marché devrait continuer de croître en 2017, mais à un rythme moins important que celui des deux années précédentes. Nous prévoyons une croissance des ventes de l’ordre de 5 % pour ce type de résidence. »

En 2016, 3 024 unifamiliales de villégiature ont été vendues, soit une croissance de 13 %. Les ventes de copropriétés de villégiature ont toutefois connu une année plus difficile, 411 unités ayant trouvé preneur, soit une diminution de 3 % par rapport à 2015.

La région des Laurentides est celle qui domine avec le plus grand nombre de propriétés de villégiature vendues : 1 299 propriétés y ont trouvé preneur. Pour sa part, la région de la Capitale-Nationale s’est le plus démarquée en 2016, avec une hausse de 25 % des ventes de propriétés de villégiature.

La villégiature a un prix

Unifamiliales ou copropriétés, les propriétés de villégiature se sont vendues en moyenne plus cher que les propriétés courantes dans chacune des régions administratives étudiées. C’est en Montérégie que l’écart a été le plus grand : le prix moyen d’une maison de villégiature était de 78 % supérieur au prix moyen d’une maison courante vendue en 2016. La Montérégie est aussi la région qui a vu le prix moyen des unifamiliales de villégiature progresser le plus fortement en 2016, avec une hausse de 17 % par rapport à l’année précédente.

Délais de vente plus longs

Les délais de vente des propriétés de villégiature restent toutefois plus longs que ceux des propriétés courantes, et ce, dans chacune des régions administratives étudiées. Pour la maison unifamiliale de villégiature, il fallait attendre 199 jours en moyenne avant qu’une propriété trouve preneur, comparativement à 158 jours pour une propriété courante. Le même effet s’est également fait sentir pour les copropriétés de villégiature : il fallait compter 311 jours en moyenne pour vendre, contre 208 jours pour une copropriété courante située dans les mêmes régions.

Une année exceptionnelle pour le haut de gamme

Le marché des propriétés de villégiature de luxe a été le moteur de la croissance dans la majorité des régions étudiées. Les ventes de propriétés unifamiliales de plus de 500 000 $ ont augmenté de 28 %, comparativement à 12 % pour celles de moins de 500 000 $. Seules les régions de la Capitale-Nationale et de l’Outaouais ont vu leur nombre de ventes d’unifamiliales de 500 000 $ et plus diminuer en 2016 par rapport à l’année précédente.

En ce qui a trait aux copropriétés de villégiature haut de gamme, elles se retrouvent majoritairement dans la région des Laurentides, où se sont vendues 25 des 26 copropriétés de 500 000 $ et plus de la province en 2016.

« La forte création d’emploi et le niveau élevé de confiance des consommateurs expliquent en partie la grande vigueur de ce segment de marché. Un autre élément qui permet d’expliquer partiellement la forte croissance du marché de la villégiature en 2016 est que le dollar canadien est demeuré faible tout au long de l’année, ce qui a pu inciter davantage d’acheteurs étrangers à venir investir ici. En janvier, le huard a connu son niveau le plus bas des cinq dernières années par rapport au dollar américain, à l’euro et au yuan chinois », ajoute Paul Cardinal.

Pour plus d’information, veuillez consulter l’étude de la FCIQ.

À propos de la Fédération des chambres immobilières du Québec

La Fédération des chambres immobilières du Québec est une association à but non lucratif regroupant les 12 chambres immobilières de la province, de même que près de 13 000 courtiers immobiliers membres. Sa mission est de soutenir les chambres immobilières du Québec dans le but de défendre, protéger et promouvoir les intérêts des courtiers immobiliers en offrant des services en matière de pratiques professionnelles, d’affaires publiques et d’analyse de marché. La FCIQ est guidée par une approche axée sur la collaboration et le partage des ressources.

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Renseignements :

Jacynthe Alain

Directrice adjointe, Communications et relations publiques

Fédération des chambres immobilières du Québec

514 647-8249

jacynthe.alain@fciq.ca

[1] La FCIQ définit la propriété de villégiature comme une propriété unifamiliale ou une copropriété habitable à longueur d’année, qui est située à l’extérieur des grands centres urbains et qui possède un certain nombre de caractéristiques de villégiature, comme être située près de la nature, à proximité de pistes de ski, d’un lac, d’une montagne, d’un terrain de golf, etc. Les propriétés dont l’occupation n’est que saisonnière sont ici exclues. Le fait que la propriété soit occupée en tant que résidence secondaire ou principale n’est pas considéré dans notre définition.