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Janvier 2018
La Banque Nationale dresse un portrait rassurant de l’endettement au Canada

Le 11 janvier dernier, la Banque Nationale du Canada (BN) a publié une étude spéciale portant sur l’endettement des ménages. Par cette étude, elle tente de répondre à la question suivante : Les ménages canadiens sont-ils trop endettés? Selon l’étude, la dette des ménages canadiens ainsi que les prix de l’immobilier résidentiel canadien ne sont pas anormalement élevés. Pour en arriver à cette conclusion, la BN propose une analyse des facteurs fondamentaux de l’endettement tels que l’emploi, la croissance démographique, le mode d’occupation du logement, l’immigration, le niveau de scolarité et la solidité du système de protection sociale.

À partir de l’analyse comparative de ces facteurs en ce qui concerne le Canada et les autres pays membres de l’OCDE, la BN arrive à plusieurs conclusions, notamment :

  • La proportion de la population en âge de travailler au Canada se classe au deuxième rang de tous les pays de l’OCDE.

  • La principale catégorie d’âge de la main-d’œuvre (les 25 à 54 ans), soit les personnes qui ont le plus tendance à acheter un bien immobilier et à emprunter, est au plein emploi.

  • La croissance de la population du Canada est la plus rapide de l’OCDE, parmi les économies parvenues à maturité. Près de 70 % de cette croissance est due à l’immigration.

  • Il existe également un lien entre la dette des ménages et le niveau de scolarité. Ceci étant dit, le Canada serait le pays membre de l’OCDE possédant la plus forte proportion d’habitants âgés de 25 à 34 ans ayant fait des études postsecondaires.

  • Le taux de scolarité des moins de 35 ans expliquerait également que le taux de propriété chez les moins de 35 ans au Canada dépasse de près de 10 points de pourcentage celui des États-Unis.

  • Les Américains paient moins d’impôt que les Canadiens aujourd’hui, mais doivent consacrer jusqu’à 20 % de leur revenu disponible à des dépenses de santé. Au Canada, la part du revenu consacré à la santé non couverte par une assurance publique est d’environ 4 %. Si l’on corrige le revenu disponible pour tenir compte de ce facteur, l’endettement des ménages aux États-Unis est en fait plus élevé qu’au Canada.

  • De plus, la BN souligne que la croissance du PIB canadien depuis le début de 2007 a dépassé celle de toutes les autres économies du G7. Malgré cela, la forte augmentation des prix résidentiels dans les plus grandes villes canadiennes continue d’alimenter une perception négative des perspectives canadiennes.

    Pour en savoir plus, Étude spéciale : Les ménages canadiens sont-ils trop endettés — ou plutôt peu endettés?