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Juillet 2016
Investisseurs étrangers à Montréal

Le 13 juillet dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publiait une étude sur les investisseurs étrangers dans la région métropolitaine (RMR) de Montréal. Le premier fait marquant est que ces investisseurs ne forment qu’une infime minorité des acheteurs sur le marché.

À l’aide du registre foncier et du rôle foncier, la SCHL a été en mesure d’estimer que les investisseurs étrangers se concentraient particulièrement dans le marché de la copropriété et qu’ils accaparaient seulement 1,3 % des ventes en 2015 dans la RMR. Cette proportion augmente à 4,9 % sur l’île de Montréal.

De plus, contrairement à la croyance générale qui laisse penser que les Asiatiques sont particulièrement présents sur le marché, ce sont plutôt les Américains et les Français qui forment la majorité des investisseurs étrangers. Les investisseurs provenant de la Chine et de l’Arabie-Saoudite viennent ensuite avec des proportions de 8 % et de 5 % respectivement.

On remarque également que ces investisseurs étrangers dans la métropole ne semblent pas avoir de préférence particulière pour les immeubles plus ou moins récents ou plus ou moins gros. Par contre, ils effectuent des transactions immobilières dans une strate de prix plus élevé que la moyenne.

Contrairement à ce que la situation de la ville de Vancouver semble suggérer, la présence d'investisseurs étrangers aurait un très faible impact sur les prix des copropriétés dans la région de Montréal étant donné leur faible proportion. Par contre, il importe de noter qu’ils affichent un taux d’inoccupation plus élevé que les investisseurs canadiens.